Où placer un myrtillier en pot ?
Pour produire correctement, un myrtillier a besoin de beaucoup de lumière.
Installez-le idéalement dans un emplacement bénéficiant de plusieurs heures de soleil direct par jour.
Dans les régions françaises aux étés très chauds, une situation recevant le soleil du matin tout en étant légèrement protégée lors des heures les plus brûlantes peut limiter le dessèchement du pot.
Sur un balcon exposé au vent, surveillez également davantage l’humidité, car le substrat peut sécher beaucoup plus vite.
Comment arroser les myrtilles en pot ?
L’arrosage est l’un des points les plus délicats.
Le myrtillier possède des racines fines qui supportent mal un dessèchement prolongé. En revanche, elles n’aiment pas davantage rester continuellement dans un substrat détrempé.
Le bon objectif est donc :
un terreau régulièrement humide, mais jamais saturé d’eau.
En été, vérifiez le pot très régulièrement.
Enfoncez un doigt de quelques centimètres dans le substrat. Si la partie supérieure commence à sécher, arrosez généreusement jusqu’à ce que l’eau sorte par le fond.
En période de forte chaleur, un grand myrtillier en pot peut demander des arrosages très fréquents.
Attention à l’eau calcaire
Dans certaines régions de France, l’eau du robinet est fortement calcaire.
À long terme, une eau très alcaline peut faire remonter progressivement le pH du substrat, ce qui est défavorable aux myrtilliers. Le pH de l’eau d’irrigation et son alcalinité peuvent en effet modifier progressivement l’acidité du milieu de culture.
Lorsque c’est possible, l’eau de pluie constitue donc une excellente solution pour les myrtilliers en pot.
Si vous utilisez principalement l’eau du robinet et que votre plante présente des problèmes récurrents de chlorose, il peut être utile de contrôler le pH du substrat plutôt que d’ajouter des produits acidifiants au hasard.
Faut-il pailler un myrtillier en pot ?
Oui, une fine couche de paillage est très utile.
Elle permet :
- de ralentir l’évaporation de l’eau ;
- de réduire les variations de température du substrat ;
- de limiter certaines mauvaises herbes ;
- de protéger les racines superficielles.
Vous pouvez utiliser, par exemple :
- écorces de pin ;
- aiguilles de pin déjà sèches ;
- copeaux de bois adaptés ;
- feuilles de chêne décomposées.
Laissez toujours un petit espace autour de la base des tiges afin de ne pas maintenir le collet constamment humide.