Aux États-Unis, la teneur en mercure dans le poisson est réglementée par la Food and Drug Administration (FDA), qui fixe des seuils d’intervention pour les contaminants présents dans le poisson et les fruits de mer afin de protéger les consommateurs. Concernant le méthylmercure, la FDA a établi un seuil d’intervention de 1,0 partie par million (ppm) dans le poisson et les fruits de mer, ce qui correspond à 1 mg de méthylmercure par kg de produit frais. Cette limite s’applique au poisson et aux fruits de mer commercialisés et sert à déterminer les produits qui doivent être retirés du marché en raison de niveaux excessifs de mercure. La FDA fournit également des recommandations de consommation pour aider les consommateurs à choisir des poissons à faible teneur en mercure tout en préservant leur valeur nutritionnelle.
Une étude de la FDA (Total Diet Study) garantit la sécurité du thon en conserve.
Aux États-Unis, la FDA mène une vaste étude, l’étude sur l’alimentation totale, au cours de laquelle des aliments courants, dont le thon en conserve, sont analysés afin de détecter la présence de contaminants tels que le méthylmercure. Des organismes indépendants, comme Consumer Reports, ont également réalisé des tests sur des marques populaires de thon en conserve et ont constaté des différences de teneur en mercure selon l’espèce de poisson et le type de produit, notamment entre le thon pâle et le thon blanc. Ces études contribuent aux recommandations de la FDA concernant la consommation de poisson en toute sécurité et permettent aux consommateurs de faire des choix éclairés.
L’étude a montré que les échantillons présentaient des taux de méthylmercure allant de 0,026 à 0,253 mg par kg de poids corporel, avec une valeur moyenne de 0,099 mg/kg. Ceci confirme l’innocuité absolue du thon en conserve : la présence de ce métal lourd est largement inférieure aux limites fixées précédemment. Vous pouvez donc consommer du thon en conserve en toute sécurité et sans risque au quotidien.
Le seul avertissement émis par la Food and Drug Administration (FDA) concerne la consommation de gros poissons, frais ou en conserve, par les femmes enceintes ou allaitantes : pendant cette phase, le méthylmercure est absorbé plus facilement et peut traverser le placenta ou atteindre les glandes mammaires, mettant ainsi en danger le fœtus et l’enfant.
Comme le montre le tableau pratique de l’article, il est particulièrement conseillé d’éviter les grandes espèces de thon (comme le thon rouge) et autres très gros poissons, tandis que la consommation d’espèces de thon plus petites, comme le thon albacore, ne pose aucun problème, car elles absorbent une quantité infime de mercure.
Mais à quelle fréquence par semaine est-il préférable de consommer du thon en conserve ? En raison de la présence possible de métaux lourds, le service de recherche agricole du département américain de l’Agriculture (USDA) recommande de ne pas consommer de thon plus d’une fois par semaine (une portion standard correspond à environ 50 à 80 grammes de produit égoutté, soit une grande boîte ou deux petites boîtes pour un adulte).