Des rendements moindres qui représentent un lourd manque à gagner : «Au regard de l’ampleur potentielle des pertes économiques pour les producteurs, évaluées à ce stade par l’UNPT à au moins 400 millions d’euros», les producteurs «demandent à l’État d’anticiper dès maintenant un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés», a fait savoir l’UNPT dans son communiqué.
Les producteurs font face au «plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans», avec un rendement moyen national des pommes de terre de consommation de 37,4 tonnes par hectare, contre 43,5 t/ha en 2025 (-14 %) et 43,1 t/ha en moyenne quinquennale (-13 %). Une chute de la production encore plus importante que celle provoquée par la sécheresse historique de 2022.

L’URGENCE EST DE MISE»
L’UNPT anticipe, en plus d’une baisse des volumes, une baisse des calibres de leur production. «L’urgence est de mise», alertent-ils. La filière s’attend à «une récolte plus hétérogène, avec des calibres plus petits, des teneurs en matière sèche variables et parfois des désordres physiologiques», indique l’UNPT. Pour contrer cela, ils réclament une «adaptation» du cahier des charges des acheteurs.
Alors que la filière n’est pas la seule à souffrir des conditions climatiques, le 18 août dernier, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a annoncé «des actions concrètes de soutien aux producteurs», indiquant qu’elles seront notamment plus tolérantes sur les calibres et aspects des fruits et légumes, et privilégieront les produits d’origine France pour soutenir les producteurs.